Triathlon L de Bois Le roi

Comme promis petit résumé rapide de cette course à Bois le Roi dimanche dernier, un triathlon format L au programme (1.9kms / 88kms / 21kms) pour bien finir de se démolir les jambes (et la tête) après un cycle bien chargé. Bon je vous épargne les détails sur l’absence totale de fléchage à l’approche de la base, le tournage en rond, les nerfs en pelote et mon arrivée fracassante dans le PAV à peine une minute avant sa fermeture. Disons juste que je ne suis pas dans des conditions de départ idéales !

Mais c’est rien on va faire avec ! Allez hop ! Hop ! Hop ! Combi, eau chaude (19°C) et le soleil qui se lève, ça va aller. Je suis en première ligne et quand la corne de brume retentit je pars assez fort, très fort, à bloc même J’ai de très bonnes sensations et l’impression de bien avancer. Difficile d’en être certain parce qu’avec le soleil dans la tronche je vois à peine où je vais et manque presque de rater la bouée (‘tain le mec quoi). Je jette un oeil lors de la sortie mais avec les relais partis un peu plus tôt ce n’est pas encore évident de voir où je suis dans le classement, qu’importe après tout. Sur la deuxième boucle je sens que je nage un poil moins bien mais j’ai quand même le sentiment d’avoir de bons appuis. Verdict lorsque je sors de l’eau en 16ème position: 28’50.

Je fais une transition de manchot comme d’habitude et « file » sur mon vélo. Dès les premiers kilomètres j’ai des sensations assez proches de…de rien en fait, rien ne va. Je peux pas vraiment dire que j’ai mal aux jambes mais j’ai vraiment peu d’énergie…la route va être longue. La première moitié de cette boucle (à faire deux fois) est plutôt exigeante, quelques côtes dont une sérieuse et des descentes qui ne permettent pas de récupérer du temps (virages serrés, enrobé pourri…) bref quand on arrive sur les 10-15 derniers kilomètres assez plats de la boucle je suis content de pouvoir me remettre sereinement sur les barres, de baisser la tête et de faire le taf. Petit check après une heure de route: seulement 33.2kms de fait ! Ae ! Ae ! Ae ! Dur. Pour compenser le déficit d’énergie je suis irréprochable sur l’alimentation et hydratation et c’est ce qui me permet de sauver la face je pense.

Sur la deuxième boucle là je sens que j’ai les jambes bien mâchées par ces derniers jours d’entrainement quand même. Dur dur de se voir progressivement perdre des places au classement sans même pouvoir s’accrocher visuellement. Enfin voilà c’est un long chemin de croix cette histoire de vélo dont je viens péniblement à bout en 2h33 en 31ème position (34.2kms/h de moyenne - 51ème temps à vélo).

Je perds un peu de temps à T2 pour mettre ma chevillère mais je fais bien car dès le début de la cap je constate qu’on va presque tout faire dans les bois. Faut que je préserve mon point faible articulaire à pied Je démarre avec énormément de bonnes intentions mais au bout de 3kms je suis de nouveau déprimé, les allées de sables, le long faux plat qui m’a amené ici font que j’ai un avg pace désastreux (4’20/km)…j’espérais au moins que ça se passe bien à pied. Ae. Je m’accroche tout de même et profite d’une légère descente pour me relancer, retrouver un peu d’aisance dans la foulée. Petit à petit ça va mieux et je ramasse pas mal de monde. Fin du premier tour je double Vincent Morizot, en route pour la victoire et qui s’inquiétait de se faire doubler. Je le rassure rapidement: il a un tour d’avance sur moi ! Psychologiquement ces kilomètres en aisance m’ont vraiment requinqué et je suis bien décidé à avaler, dès cette deuxième boucle, les 3kms du début de parcours tambour battant.

Je reprends des concurrents par grappe sans pour autant savoir dans quel tour ils sont. Peu importe je suis maintenant sur une allure que je maitrise bien et qui n’a rien à voir avec celle des autres. Visuellement ça doit être perceptible aussi car j’ai le droit à pas mal d’encouragements de la part des quelques spectateurs qui sont dispersés dans cette forêt. Le pace moyen est autour de 3’55/km maintenant et tout va bien. J’attaque le dernier tour avec la certitude que je vais le faire baisser d’ici l’arrivée. Je suis un peu euphorique même si la fatigue commence gentiment à se faire sentir. Rien ne peut m’arrêter et je suis soulagé de voir que, une fois le vélo posé, j’ai su retrouver les jambes qui m’y avait manqué. J’en termine pied au plancher donc et franchis la ligne en 10ème position après 4h24 de course. Grosse satisfaction sur cette partie cap que je boucle en 1h18 (3’52/km) de loin le meilleur temps puisque le second est en 1h22.

Sentiment plutôt positif donc à l’issue de cette dernière course de préparation sur la route de Kona. Seule ombre au tableau (en dehors des transitions même avec de la fatigue j’aurais probablement du faire un meilleur vélo et ne pas en baver autant…reste quelques semaines pour travailler ça !

#team2fou #team4dux #roadToKona

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